La participation des femmes rurales est indispensable pour l’avenir de la planète, selon l’ONU

Des femmmes vendant de la confiture de mangue et de patate douce au Sénégal. Photo ONU/Evan Schneider Des femmmes vendant de la confiture de mangue et de patate douce au Sénégal. Photo ONU/Evan Schneider

15 octobre 2014 – À l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a affirmé mercredi que ces femmes peuvent jouer un rôle moteur pour atteindre trois objectifs pour 2015 : les Objectifs du Millénaire pour le développement, l’adoption d’une nouvelle perspective de développement durable et la conclusion d’un accord universel et efficace sur le climat.

« Ma mère a vécu toute sa vie à la campagne. Bien qu’elle n’ait pas reçu d’éducation scolaire, j’ai grandi en appréciant sa sagesse, sa résilience et son intelligence. Au cours de mes années de service dans la fonction publique, j’ai découvert que des millions de femmes rurales possédaient ces qualités dans le monde entier », a déclaré M. Ban dans son message pour la journée.

Parce que les femmes rurales sont souvent en première ligne face à la pauvreté, aux catastrophes naturelles et à d’autres menaces, elles ont beaucoup à gagner de la réussite de nos campagnes mondiales, a expliqué le chef de l’ONU.

La majorité des femmes rurales dépendent des ressources naturelles pour assurer leur subsistance. Dans les pays en développement, elles représentent plus de 40% de la main-d’œuvre agricole. Elles s’occupent de la production, du traitement et de la préparation de la plupart des repas dans la société et assument souvent la responsabilité première de la sécurité alimentaire, de l’état de santé et des possibilités d’accès à l’éducation au sein des ménages.

Lorsque les femmes rurales ont accès à des ressources naturelles et agricoles, elles peuvent contribuer davantage à éliminer la faim et aider leur communauté à faire face aux effets des changements climatiques, de la dégradation des sols et des déplacements, ce qui profite à tous, selon M. Ban.

« Mais pour récolter ces fruits, nous devons lutter contre la discrimination et le dénuement dont les femmes rurales continuent de souffrir. Un trop grand nombre d’entre elles n’ont pas accès à la terre, aux marchés, à la finance et à la protection et aux services sociaux. Elles sont également nombreuses à courir des risques graves en s’acquittant de tâches vitales, telles que l’approvisionnement en eau ou en carburant », a prévenu le Secrétaire général.

« La Journée internationale des femmes rurales est l’occasion d’écouter leur voix et de répondre à leurs préoccupations. Ensemble, permettons à ces femmes de donner toute leur mesure en protégeant leurs droits fondamentaux, en appuyant leur émancipation économique et en leur donnant la possibilité de contribuer pleinement à notre avenir commun », a-t-il souligné.