Le Forum politique de haut niveau se penche sur la mise en œuvre des « orientations de Samoa » et sur les moyens de sensibiliser le grand public au programme de développement pour l’après-2015

Le Forum politique de haut niveau sur le développement durable, convoqué sous les auspices du Conseil économique et social (ECOSOC), a poursuivi, aujourd’hui, les débats de sa session 2015 en examinant la mise en œuvre du programme d’action en faveur des petits États insulaires en développement et les moyens de sensibiliser le grand public, les jeunes en particulier, au programme de développement pour l’après-2015.

Ces thématiques ont été débattues dans le cadre de trois tables rondes qui avaient réuni panélistes, représentants d’États Membres, responsables politiques, scientifiques et experts en développement.

Ouvrant la première table ronde, le Président de l’ECOSOC, M. Martin Sajdik, a rappelé que les Orientations de Samoa –le programme d’action pour le développement des petits États insulaires en développement (PEID) adopté à Samoa en septembre 2014- reconnaissaient l’importance de partenariats authentiques et durables pour le développement durable de ces États qui, a-t-il rappelé, présentent des vulnérabilités uniques et particulières.

« Qu’est-il advenu des plus de 300 partenariats annoncés lors de la Conférence de Samoa », a interrogé l’animateur du débat, l’Ambassadeur des Seychelles chargé des changements climatiques et questions intéressant les PEID.  C’est une question à laquelle les intervenants ont apporté des éléments de réponse.  Le représentant des Samoa a ainsi indiqué que grâce à cette Conférence, « les PEID s’étaient sentis connectés au reste du monde comme jamais auparavant ».

Il a également souhaité que toutes les entités pertinentes des Nations Unies, notamment les commissions régionales, participent davantage aux efforts visant le développement des PEID, avant de suggérer la proclamation d’une « journée des PEID ».

De son côté, le Gouverneur de l’Autorité monétaire des Maldives a expliqué que le financement des projets d’infrastructure était une condition essentielle du développement durable d’un pays comme le sien, du fait de la grande dispersion géographique de la population et de leur économie basée sur le tourisme.

D’autres intervenants ont mis l’accent sur le rôle important de suivi que doit jouer le Forum politique de haut niveau, à l’instar du représentant des Maldives qui, au nom de l’Alliance des petits États insulaires, a demandé au Forum politique de se transformer en « forum d’action ».

Les participants aux deux tables rondes de l’après-midi se sont, quant à eux, penchés sur les moyens de sensibiliser le grand public et de former les jeunes au futur programme de développement, qui doit être adopté en septembre prochain.

« Le programme de développement pour l’après-2015 ne pourra être couronné de succès que s’il est compris et activement appuyé par les acteurs gouvernementaux comme non gouvernementaux », a ainsi déclaré le Vice-Président du Conseil, en lançant la discussion au sein de la première table ronde de l’après-midi.

Animée par la Secrétaire générale adjointe à la communication et à l’information, Mme Cristina Gallach, cette table ronde a permis de faire le point sur les stratégies de communication à mettre en place autour du futur programme de développement.

L’Ambassadeur Francis Lorenzo, de la République dominicaine, qui est également Président honoraire de South-South News, a ainsi souligné la nécessité de créer un programme qui soit compris par tous.  « On ne peut demander aux journalistes d’écrire des articles sur des choses qu’ils n’assimilent pas eux-mêmes », a-t-il dit.

Pour sa part, le Coordonnateur des initiatives contribuant au développement écologiquement durable au Ministère des affaires étrangères de l’Italie, M. Grammenos Mastrojeni, a avancé l’idée selon laquelle la stratégie de communication devrait être axée sur une corrélation vertueuse entre les individus et la planète.  « Ce qui est bon pour ma planète est bon pour moi, et ce qui est bon pour moi est bon pour ma planète », a-t-il résumé.

La dernière table ronde de la journée, qui était animée par le Directeur de l’École des cadres du système des Nations Unies à Turin (Italie), s’est concentrée sur la thématique de l’éducation et la formation au développement durable et sur la manière dont les institutions d’enseignement ou de formation peuvent contribuer audit programme de développement.

Le Forum politique de haut niveau tiendra demain, jeudi 2 juillet à partir de 10 heures, les trois dernières tables rondes de la première partie de cette session.

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Pour plus d’information : 

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