Ban Ki-Moon Présent à la Cérémonie d’ouverture des travaux de la Conférence de Kigali

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Le SG de l’ONU et le Premier Ministre d’Algérien à l’ouverture de la conférence de Kigali (6 mars 2016) -Crédit UNIC Algiers

Les travaux de la 5e Assemblée générale de la Déclaration de Kigali ont débuté lundi à Alger, dans le cadre du renforcement des relations de la coopération policière à l’échelle continentale, en présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal et du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Le rôle primordial de la police dans la lutte contre la violence faite aux femmes, appelant celles-ci à adhérer davantage aux structures de sûreté, a rappelé le SG de l’ONU dans son intervention.

La lutte contre la violence faite aux femmes « s’inscrit parmi les priorités du programme de développement à l’horizon 2030 », a indiqué M. Ban dans une intervention à l’ouverture des travaux de la 5e Assemblée générale de la Conférence de Kigali sur le rôle des organes de sûreté dans la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles, avant d’affirmer que « notre objectif consiste à réaliser l’égalité entre les deux sexes et à concevoir un monde débarrassé de toute forme de violence et de discrimination ».

Il a précisé que « depuis son accession au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), il n’a de cesse soutenu cette question à savoir la lutte contre la violence faite aux femmes », rappelant que la campagne lancée en 2008 sous le slogan « Tous ensemble pour lutter contre la violence faite aux femmes », avait vu la participation d’un nombre important de parlementaires et de chefs d’Etat outre les efforts des gouvernements et des partenaires pour en garantir le plein succès.

A cette occasion, le responsable onusien a salué « l’engagement des pays africains qui rejettent la violence contre les femmes, un point capital sur lequel j’insiste aujourd’hui », indiquant que « lorsque nous parlons de femmes nous parlons de toutes les femmes du monde dès lors que cette catégorie représente la moitié de la population ».

Il n’a pas manqué d’exhorter les parties concernées à donner plus chance à cette catégorie tant au plan social qu’économique.

Par ailleurs, Ban Ki-moon a appelé à redoubler d’efforts afin de contribuer à la protection des droits de l’Homme et à la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes, rappelant la Charte africaine de protection des droits de l’Homme et sa ratification par plusieurs pays.

Il a insisté à ce propos, sur l’importance de « changer les mentalités ». « Tout un chacun devrait prendre conscience que les femmes sont des partenaires pour édifier une société homogène », a-t-il tenu à dire.

Il a appelé ainsi à « encourager les femmes à adhérer aux corps de sûreté », citant l’expérience réussie de la police du Libéria et les unités indiennes chargées de la lutte contre la violence faite aux femmes.

Les travaux de la 5e Assemblée générale de la Conférence de Kigali ont débuté ce jour à Alger en présence du Premier ministre , Abdelmalek Sellal, et avec la participation du secrétaire général des Nations unies.

Deux jours durant, les participants procèderont à un échange d’informations et d’expériences à ce sujet et présenteront les réformes initiées par les organes de police dans le continent africain en matière de lutte et de prévention de la violence contre les femmes.

L’approche de la police algérienne sur les moyens idoines à même de renforcer la coopération entre les pays dans le domaine de la lutte contre la violence faite aux femmes sera également présentée.

Lire le discours du Secrétaire Général

A prepos de la Conférence : 

Cette Conférence est Organisée par la direction générale de la sûreté nationale, ses assises sont prévues sur deux jours à la résidence Al Mithak (Alger). Les participants examineront l’aspect lié au rôle des organes de la sûreté dans l’enraiement de la violence à l’égard des femmes et des filles.

La 5e Assemblée générale de la Déclaration de Kigali traduit l’engagement de l’Algérie vis-à-vis des efforts consentis par la sûreté nationale et la police tendant à promouvoir les droits de la femme ainsi que son soutien à tous les efforts aux plans régional et international pour mettre fin à la violence contre les femmes.

« cette violence demeure, soulignent les spécialistes, un phénomène qui ronge encore nombre de sociétés en dépit des progrès réalisés en matière  d’émancipation de la femme à travers l’histoire ».

Ce rendez-vous offre « l’opportunité de présenter les réformes engagées par les services de police dans le continent africain dans le domaine de lutte contre la violence faite aux femmes », a récemment expliqué le directeur de la police judiciaire à la DGSN, Ali Ferragh.

D’éminentes personnalités nationales et internationales, des représentants des services de la police africaine, des représentants d’agences des Nations Unies à Alger, dont celle de l’ONU-femme, et de l’Union africaine (UA) ainsi que des membres du secrétariat de la Conférence, prennent part à la rencontre d’Alger.

Des représentants du Fonds des Nations Unies pour la population, du Haut commissariat aux réfugiés et du Programme des Nations Unies (UNHCR) pour le développement (PNUD) sont également présents.

Outre le rôle des services de sûreté dans la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles qui sera à l’ordre du jour, la conférence sera également une opportunité pour procéder à un échange d’informations et d’expériences en la matière et présenter les réformes initiées dans ce sens par les services de sûreté en Afrique.

L’expérience de l’Algérie en matière de lutte contre la violence faite aux femmes suscite l’intérêt des pays africains compte tenu des réalisations accomplies et aux mesures prises par l’Etat à cet effet.

Source APS

Lire l’intervention du Secrétaire Général