Au Sommet de l’Union africaine, M. Guterres se félicite du solide partenariat entre l’UA et l’ONU

28 janvier 2018 – Au Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Ethiopie, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a qualifié le partenariat entre l’Afrique et les Nations Unies de « solide » mais qu’il fallait faire plus pour renforcer cette coopération fructueuse sur l’ensemble du continent.

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, au Sommet de l’Union africaine. Photo ONU/Antonio Fiorente

« Je suis ici au nom du système des Nations Unies et réaffirme notre ferme engagement envers les Etats membres et le peuple africains », a déclaré dimanche M. Guterres à la 30ème session ordinaire de l’Assemblée de l’Union africaine (UA). « Je crois fermement que l’Afrique est l’une des plus grandes forces du bien dans notre monde ».

Le chef de l’ONU a déclaré que lors sa première année au poste de Secrétaire général, l’Organisation est entrée dans une « nouvelle ère » de partenariat avec l’Union africaine. Il a rappelé l’organisation du premier Sommet ONU-UA, ainsi que la signature de deux accords-cadres historiques, respectivement sur le renforcement du partenariat pour la paix et la sécurité et, samedi, sur la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

M. Guterres a déclaré que ce partenariat pourrait être renforcé dans cinq domaines clés : la lutte contre la corruption; la coopération en matière de paix et de sécurité; le développement inclusif et durable; le changement climatique; et les migrations internationales.

Combattre « l’impact profond et dévastateur » de la corruption, de l’évasion fiscale et des flux financiers illicites, thème principal du sommet de l’UA de cette année, « exige un engagement irréfutable en faveur de la transparence et de la responsabilité », a dit M. Guterres, qui a offert le soutien de l’ONU.

S’agissant des migrations internationales, le chef de l’ONU a déclaré que ces migrations non seulement stimulent la croissance économique, réduisent les inégalités et relient des sociétés diverses, mais aident également à surmonter les vagues démographiques de croissance et de déclin de la population.

« Nous devons maximiser les avantages des migrations ordonnées, tout en éliminant les abus et les préjugés », a-t-il déclaré.

S’agissant du secteur de la paix et de la sécurité, le chef de l’ONU a remercié les gouvernements africains d’avoir fourni des soldats et des policiers aux opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Il a noté que le maintien de la paix des Nations Unies n’est pas la solution à toutes les situations de crise et a déclaré que le partenariat avec l’Union africaine et les organisations sous-régionales peut être un moyen de répondre aux différents contextes qui nécessitent des opérations de maintien de la paix.

Concernant le développement inclusif et durable, le Secrétaire général a indiqué que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et l’Agenda 2063 de l’Union africaine se renforçaient mutuellement, soulignant la nécessité de garantir des moyens suffisants pour assurer le développement durable.

Mais il a reconnu que si l’élimination de la pauvreté est une priorité partagée, d’importants écarts subsistent, notamment en ce qui concerne l’industrialisation, l’eau, l’énergie, les infrastructures et l’environnement.