Syrie : sept ans après le début du conflit, les enfants continuent à payer un lourd tribut

Des civils fuyant les zones contrôlées par Daech dans le gouvernorat de Raqqa. Photo d’archives : UNICEF /Soulaiman

Le Coordonnateur-résident et humanitaire de l’ONU et les représentants des agences du système des Nations Unies en Syrie ont appelé mardi à une cessation immédiate des hostilités pendant au moins un mois dans tout le pays pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et des services, et si possible, l’évacuation des blessés en souffrance.

L’appel a été relayé par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, qui note que pratiquement sept ans après le début du conflit syrien, les enfants continuent d’être tués, blessés et déplacés. Ceux-ci ont payé, d’ores et déjà depuis le début de l’année, un lourd tribut dans au moins quatre régions du pays comme le confirme Christophe Boulierac, porte-parole de l’UNICEF à Genève.Ainsi, au cours du mois de janvier, près de 60 enfants auraient été tués à travers la Syrie en raison de la violence incessante dans les régions de la Ghouta orientale, de Damas rural, d’Idlib et d’Afrin. Beaucoup d’autres ont été blessés lors des combats.

À Afrin, les opérations militaires en cours, d’une part, et le blocage des sorties par d’autres forces, d’autre part, ont pratiquement piégé de nombreux civils les empêchant d’accéder à des zones plus sûres. Jusqu’à présent, 380 familles ont rejoint les villages environnants et les quartiers de la ville d’Alep, tandis que des milliers de personnes ont été déplacées à Afrin. À mesure que les combats s’intensifient, le nombre de civils touchés par la violence augmentera inévitablement.

À Idlib, les opérations militaires ont entraîné une augmentation du nombre de victimes et le déplacement de civils vers des zones plus sûres. Certains d’entre eux ont été forcés de se déplacer plusieurs fois pour échapper aux combats.