Myanmar : l’ONU prête à se rendre dans l’État de Rakhine pour évaluer la situation dans les villages

Photo K M Asad/ONU
Des réfugiés rohingyas dans un camp à Cox’s Bazar, au Bangladesh.

07 Septembre  2018- Trois mois après la signature d’un protocole d’accord entre l’ONU et les autorités du Myanmar, le HCR et le PNUD se sont déclarés prêts à se rendre dans ce pays pour effectuer des évaluations initiales dans plusieurs villages de l’Etat de Rakhine.

Depuis août 2017, plus de 700.000 Rohingyas ont fui les violences dans l’Etat de Rakhine pour trouver refuge au Bangladesh voisin.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sont disposés, une fois les autorisations reçues de la part du Myanmar, à évaluer la situation dans 23 villages (dans le cadre de 13 communautés de villages) et 3 communautés de villages supplémentaires.

« Ces évaluations constitueraient une première étape – avec l’espoir que l’accès sera ensuite étendu pour permettre des évaluations globales à plus grande échelle qui continuent d’être nécessaires », a déclaré Babar Baloch, porte-parole du HCR lors d’un point de presse vendredi à Genève.

Des discussions sont également en cours entre l’ONU et les autorités du Myanmar sur les modalités d’un « accès effectif » à toutes les zones de l’Etat de Rakhine couvertes par le mémorandum d’accord, à savoir les trois municipalités de Maungdaw, Buthidaung et Rathedaung.

« Une fois que les autorisations pour le personnel auront été reçues, les évaluations dans ces localités initiales se poursuivront », a dit M. Baloch. « Les évaluations concernant la liste initiale des communautés de villages font partie d’un plan de travail plus large qui est en discussion avec les autorités du Myanmar depuis juillet ».

Rétablir la confiance et la cohésion sociale

En commençant par l’évaluation des besoins pour identifier et mettre en œuvre des projets à impact rapide, le HCR et le PNUD espèrent lancer des mesures visant à rétablir la confiance et la cohésion sociale avec les communautés qui sont présentes dans l’État de Rakhine.

« Des progrès importants demeurent toutefois nécessaires de toute urgence dans trois domaines clés couverts par le mémorandum d’accord », a souligné le porte-parole du HCR, à savoir l’octroi d’un accès effectif dans l’État de Rakhine ; la garantie de la liberté de circulation pour toutes les communautés ; et le traitement des causes profondes de la crise, y compris une voie claire vers la citoyenneté pour les personnes qui sont éligibles.

« Le HCR et le PNUD restent attachés à la mise en œuvre du mémorandum d’accord et à soutenir les efforts du gouvernement du Myanmar pour trouver des solutions globales et durables à la crise dans l’État de Rakhine », a rappelé M. Baloch.