La Présidente de l’Assemblée générale appelle à traduire les engagements pris en actions concrètes

01 Octobre 2018- A la clôture du débat général de la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa, a appelé lundi les Etats membres à traduire en actions concrètes les engagements qu’ils ont pris pendant ce débat.

Photo ONU/Cia Pak
María Fernanda Espinosa, Présidente de la soixante-treizième session de l’Assemblée générale, termine le débat général annuel de l’Assemblée générale.

« Nous sommes mis au défi de traduire toutes les idées, les engagements pris et les défis posés en actions concrètes, marquées par une plus grande efficacité et un plus grand impact dans la vie des personnes, surtout dans la vie de celles qui ont le plus besoin de cette Organisation », a-t-elle dit du haut de la tribune de l’Assemblée à New York.

Elle a remercié les 121 chefs d’Etat et de gouvernement, les neuf vice-présidents et vice-premiers ministres, et les ministres et représentants qui ont pris la parole pendant le débat général.

Résumant celui-ci, elle a souligné sept points. Tout d’abord, elle s’est félicitée que les dirigeants s’accordent à la quasi-unanimité pour dire que le multilatéralisme est l’unique réponse aux problèmes que l’humanité affronte.

En second lieu, elle a salué la prouesse logistique qui a permis à l’Assemblée d’être « le théâtre » de centaines de réunions entre chefs d’Etat et de gouvernement et ministres, permettant de consolider les liens bilatéraux et de renforcer les groupes politiques et régionaux.

Troisièmement, Mme Espinosa a évoqué les visions et les expériences partagées cette semaine sur des thèmes d’intérêt commun lors de plus de 400 évènements parallèles.

Quatrième point : des déclarations politiques ont été adoptées qui reflètent l’engagement des Etats au plus haut niveau à éradiquer la tuberculose et combattre les maladies non transmissibles. Ensuite, sept et quatre pays respectivement ont signé et ratifié le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, portant à 69 et 19 le nombre de ceux ayant signé ou ratifié cet instrument.

Sixièmement, a poursuivi la Présidente, les dirigeant ont profité du débat général pour présenter au monde les accomplissements et les défis nationaux et régionaux majeurs, sur les thèmes les plus sensibles de la conjoncture internationale, tout comme sur le développement durable, la consolidation de la paix ou les droits de l’homme. Enfin, il n’y a pas que les chefs de gouvernement qui se sont réunis, puisque des centaines d’activistes et de leaders d’organisations sociales étaient également présents.

Des conflits au terrorisme et à la prolifération nucléaire ; des changements climatiques et des catastrophes naturelles à l’augmentation des inégalités et de la pauvreté ; de la migration et des réfugiés à la santé et à l’éducation, l’impact des nouvelles technologies et le monde du travail ; il a été reconnu que nous faisons face à des défis communs qui requièrent des réponses communes, a insisté Mme Espinosa.

D’après elle, « le développement durable et la menace des changements climatiques sont les thèmes les plus mentionnés par les dirigeants pendant le débat ». Une « clameur » s’est ainsi élevée à l’Assemblée en faveur d’actions rapides et efficaces pour le financement et la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

Les dirigeants du monde entier ont également évoqué la célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. « A juste titre, ils ont appelé à réaliser une fois pour toutes l’égalité des sexes comme condition du développement durable et de la paix », a dit Mme Espinosa.

Elle s’est également réjouie du fait qu’une grande majorité d’Etats membres ont exprimé leur appui au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. Par ailleurs, elle a salué la Déclaration politique adoptée au Sommet de la paix Nelson Mandela, le 24 septembre.

Ce débat général, a reconnu la Présidente, a aussi été « illuminé » par des évènements positifs, comme les accords de paix signés entre l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti, ou les efforts prometteurs entrepris pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne.