Archives de catégorie : Changements climatiques

COP 23 : le chef de l’ONU appelle à accélérer l’action climatique et à relever le degré d’ambition

10 novembre 2017 – Alors que l’impact du changement climatique s’aggrave dans le monde, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé vendredi la communauté internationale à redoubler d’efforts pour aider les pays à faire face aux chocs climatiques, en particulier les plus vulnérables.

« Je suis encouragé de voir l’action climatique s’installer, à toutes les échelles, à tous les niveaux, impliquant une coalition toujours plus large d’acteurs et d’institutions », a déclaré M. Guterres lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York. « Mais nous devons en faire plus », a-t-il souligné.

Le Secrétaire général des Nations Unis António Guterres s’adressant à la presse. Photo: ONU / Eskinder Debebe

Le chef de l’ONU a déclaré aux journalistes qu’il se rendra à Bonn, en Allemagne, pour participer à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), où il exhortera les Etats à faire plus d’efforts pour accélérer l’action climatique et accroitre l’ambition d’en faire plus.

« La fenêtre d’opportunité pour atteindre l’objectif de 2 degrés peut se fermer dans 20 ans ou moins – et nous n’aurons peut-être que cinq ans pour réduire la courbe des émissions à 1,5 degré », a prévenu le Secrétaire général, soulignant la nécessité d’une réduction de 25% des émissions d’ici 2020.

 

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BONN : nouvelles initiatives annoncées dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’agriculture à la Conférence de l’ONU sur le climat

10 novembre 2017 – De nouveaux engagements et initiatives dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’agriculture ont été annoncés vendredi à la Conférence de l’ONU sur le climat (COP 23) à Bonn, en Allemagne, sous les auspices du Partenariat de Marrakech pour l’action climatique mondiale, afin d’aider à mettre en œuvre l’Accord de Paris.

Le Partenariat de Marrakech vise à renforcer l’action climatique des acteurs publics et privés, alors que l’Accord de Paris, adopté en 2015, appelle les pays à lutter contre le changement climatique en limitant la hausse de la température mondiale en-deçà de 2 degrés Celsius et à s’efforcer de ne pas dépasser 1,5 degré Celsius.

Développer une énergie plus propre
A Bonn, de nouvelles initiatives ont été annoncées pour la transition vers les énergies renouvelables et pour montrer qu’un développement plus ambitieux de l’énergie propre peut rapidement devenir une partie plus importante des plans climatiques nationaux soumis dans le cadre de l’Accord de Paris.

Des éoliennes en Roumanie. Photo Jutta Benzenberg/Banque mondiale

« Alors que le prix des technologies renouvelables et de stockage dégringole et qu’il y a une meilleure compréhension sur la façon d’établir une politique énergétique plus propre et une planification énergétique plus intégrée, la question qui se pose aux décideurs est de savoir pourquoi attendre », a déclaré Rachel Kyte, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour l’énergie durable pour tous.

Parmi les principales annonces faites vendredi, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) a publié un nouveau rapport intitulé ‘Potentiel inexploité pour l’action climatique : les énergies renouvelables dans les contributions déterminées au niveau national’ qui suggère que les pays peuvent fortement augmenter ces énergies de manière rentable.

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BONN : l’ONU privilégie une approche régionale plutôt que mondiale sur la question des réfugiés climatiques

8 novembre 2017 – Alors que le nombre de personnes déplacées dans le monde à cause d’évènements liés au changement climatique ne cesse d’augmenter, l’ONU et ses partenaires privilégient une approche régionale plutôt que mondiale face à la question de la création d’un statut de réfugié climatique.

La moyenne annuelle de déplacements liés aux catastrophes a été de 25,3 millions de personnes dans le monde entre 2008 et 2016, selon des chiffres du Conseil norvégien pour les réfugiés. Les cinq pays les plus affectés proportionnellement à leur population sont tous des Etats insulaires. Il s’agit de Cuba, de Fidji, des Philippines, de Tonga et du Sri Lanka.

Dégâts causés par l’ouragan Irma à Antigua et Barbuda en septembre 2017. Photo UNDAC/Silva Lauffer

« Au cours de cette saison des ouragans, nous avons vu le déplacement de 1,7 million de personnes à Cuba, soit l’équivalent de 15% de sa population », a noté la responsable du programme humanitaire d’Oxfam en République dominicaine, Camila Minerva, lors d’une conférence de presse sur la mobilité humaine et le changement climatique à la Conférence sur le climat (COP 23), à Bonn, en Allemagne.

« Les plus pauvres et les plus marginalisés sont cinq fois plus susceptibles d’être déplacés et de le rester plus longtemps que les personnes vivant dans les pays à revenu élevé, et ce phénomène s’accroît avec le changement climatique », a souligné Mme Minerva.

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BONN : la conférence de l’ONU sur le climat s’ouvre avec pour objectif davantage d’ambition

6 novembre 2017 – La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique a débuté lundi à Bonn, en Allemagne, avec pour objectif une plus grande ambition en matière d’action climatique, au moment où l’Organisation météorologique mondiale (OMM) annonce que l’année 2017 devrait figurer au palmarès des trois années les plus chaudes enregistrées.

La Conférence de Bonn, appelée aussi COP 23, durera jusqu’au 17 novembre. Elle intervient un an après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris sur le climat et est présidée par Fidji, un Etat insulaire particulièrement affecté par l’impact du changement climatique.

Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), s’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence de l’ONU sur le climat à Bonn. Photo: CCNUCC
Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), s’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence de l’ONU sur le climat à Bonn. Photo: CCNUCC

« L’urgence de la situation est évidente. Notre monde est en détresse face aux événements climatiques extrêmes – ouragans destructeurs, incendies, inondations, sécheresses, fonte des glaces et changements dans l’agriculture qui menacent notre sécurité alimentaire », a déclaré le Président de la COP 23 et Premier ministre de Fidji, Frank Bainimarama, à l’ouverture de la conférence. « Notre travail en tant que dirigeants est de répondre à cette souffrance par tous les moyens à notre disposition. (…) Cela signifie utiliser les deux prochaines semaines et l’année à venir pour faire tout ce qui est en notre pouvoir pour faire fonctionner l’Accord de Paris et faire avancer l’ambition et le soutien en faveur de l’action climatique avant 2020 ».

L’Accord de Paris, qui a été adopté par les 196 Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en décembre 2015 à Paris, appelle les pays à lutter contre le changement climatique en visant à limiter la hausse de la température mondiale en-dessous de 2 degrés Celsius et à s’efforcer de ne pas dépasser 1,5 degré Celsius.

169 Parties ont ratifié l’Accord de Paris
Il y a un an, la Conférence de Marrakech sur le climat s’était conclue par la ‘Proclamation de Marrakech pour l’action en faveur du climat et du développement durable’, dans laquelle les Etats parties à la CCNUCC affirmaient leur « engagement » à « la mise en œuvre complète » de l’Accord de Paris. A la fin de cette conférence, 111 pays avaient ratifié l’accord. Aujourd’hui, 169 Parties l’ont fait.

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Climat : l’ONU juge nécessaire des mesures urgentes pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris

Les engagements pris par les pays au niveau national ne représentent qu’un tiers des réductions d’émissions nécessaires à l’horizon 2030 pour respecter les objectifs relatifs à la lutte contre les changements climatiques. Photo ONU Environnement

31 octobre 2017 – Il faut que les gouvernements et les acteurs non-étatiques fassent preuve d’ambitions à la hausse afin de garantir que les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat puissent encore être atteints, selon une nouvelle étude de l’ONU publiée mardi à quelques jours de la Conférence sur les changements climatiques (COP23) à Bonn, en Allemagne.

La huitième édition du rapport annuel de l’ONU sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions révèle que les engagements pris par les pays au niveau national ne représentent qu’un tiers des réductions d’émissions nécessaires à l’horizon 2030 pour respecter les objectifs relatifs à la lutte contre les changements climatiques. Les mesures prises par le secteur privé et les mesures à l’échelle infranationales ne se multiplient pas à un rythme qui permettrait de combler cet écart inquiétant, souligne le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dans un communiqué de presse.

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Les inégalités accentuent les conséquences des aléas climatiques subis par les pauvres, selon un rapport de l’ONU

3 octobre 2016 – Un nouveau rapport de l’ONU publié lundi met en évidence les inégalités structurelles comme facteur principal d’exacerbation des conséquences des aléas climatiques sur les populations pauvres et vulnérables, plus particulièrement dans les pays en développement.

Intitulée « Enquête économique et sociale mondiale 2016 : la résilience au changement climatique – une opportunité pour réduire les inégalités », cette étude indique qu’au cours des 20 dernières années, 4,2 milliards de personnes ont été touchées par des catastrophes liées aux conditions météorologiques qui ont entrainé des pertes humaines importantes.

Des enfants dans un camp de réfugiés à Kabelewa, dans la région de Diffa, une des régions les plus pauvres du Niger. Photo UNICEF/Sylvain Cherkaoui« Malheureusement, les personnes les plus exposées aux risques liés aux aléas climatiques sont les personnes pauvres, vulnérables et marginalisées qui, dans de nombreux cas, ont été exclues du progrès socio-économique », a noté le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, en préface du rapport publié par le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies. « Nous n’avons pas de temps à perdre – et beaucoup à gagner – lorsqu’il s’agit de faire face aux inégalités socio-économiques qui aggravent la pauvreté et laissent les gens sur le côté », a-t-il ajouté.

Responsabilité des gouvernements

Le rapport démontre que la plupart des catastrophes liées au changement climatique que subissent les pauvres et vulnérables ne sont pas des « accidents » mais sont dues à l’échec des gouvernements à combler les écarts de développement qui mettent à risque d’importants groupes de population.

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Tout ce qu’il faut savoir sur la ratification de l’Accord de Paris

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Climat : Ban Ki-moon appelle à doubler les investissements dans les énergies propres d’ici à 2020

27 janvier 2016 – A l’occasion d’un sommet des investisseurs sur les risques climatiques qui s’est déroulé mercredi au siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé les investisseurs à doubler leurs investissements dans les énergies propres d’ici à 2020.« En 2015, les investissements dans les énergies propres se sont élevés à 330 milliards de dollars, six fois plus élevés qu’en 2004. C’est un bon acompte, mais loin des ‘1.000 milliards’ nécessaires chaque année au cours des décennies à venir pour maintenir la hausse des températures à des niveaux acceptables et limiter les risques liés au changement climatique », a déclaré M. Ban dans un discours à ce sommet.

« Aujourd’hui, j’appelle la communauté des investisseurs à s’appuyer sur la dynamique générée à Paris et à saisir les occasions permettant la croissance des énergies propres », a-t-il ajouté, en faisant référence à l’Accord de Paris sur le climat auquel sont arrivés les Etats membres des Nations Unies en décembre dans la capitale française.« Je mets au défi les investisseurs de doubler, au minimum, leurs investissements dans les énergies propres d’ici à 2020 », a-t-il encore dit. « Les énergies propres et durables sont en hausse mais pas assez rapidement pour répondre aux besoins en énergie ».

Selon le chef de l’ONU, les investisseurs ont un rôle crucial à jouer pour faire en sorte que l’Accord de Paris devienne une réalité. « Le secteur privé est le moteur qui générera les solutions climatiques dont nous avons besoin pour réduire les risques climatiques, mettre fin à la pauvreté en énergie et créer un avenir plus sûr, plus prospère pour cette génération et les générations futures », a-t-il souligné.

Des panneaux d’énergie solaire au Mali. Photo: Banque mondiale/Curt Carnemark

Des panneaux d’énergie solaire au Mali. Photo: Banque mondiale/Curt Carnemark

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L’année 2015 est la plus chaude jamais enregistrée, selon l’ONU

Un champ asséché au Kenya, où la sécheresse a fait des ravages dans l’agriculture. Photo FAO/Giulio Napolitano

Un champ asséché au Kenya, où la sécheresse a fait des ravages dans l’agriculture. Photo FAO/Giulio Napolitano

25 janvier 2016 – La température moyenne à la surface du globe a largement battu tous les 0records en 2015. Pour la première fois, les températures ont dépassé d’environ 1 degré Celsius celles de la période préindustrielle, d’après une analyse de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) publiée lundi.

L’OMM associe trois jeux de données d’observation reconnus internationalement à ceux de systèmes de ré-analyse sophistiqués, ce qui fait de son analyse la référence internationale la plus fiable.Selon l’agence onusienne, le 21ème siècle compte 15 des 16 années les plus chaudes. L’année 2015 a connu des températures nettement supérieures aux températures record de 2014. La période quinquennale 2011–2015 confirme cette tendance à long terme et est la plus chaude jamais enregistrée. En 2015, aux températures record relevées à la surface des terres et des océans se sont ajoutés de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes, tels que des vagues de chaleur, des inondations et de graves sécheresses.

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خبراء أمميون: السكان المنحدرون من أصل أفريقي يجب أن يتمتعوا بدور أكبر في جهود معالجة تغير المناخ

قال فريق الأمم المتحدة العامل المعني بالسكان المنحدرين من أصل أفريقي في بيان اليوم، إن الجهود الدولية للتصدي لتغير المناخ يجب أن تكون أكثر شمولا وتشمل أولئك الذين تم تجاهلهم إلى حد كبير خلال مؤتمر تغير المناخ الذي عقد بباريس.

تغير المناخ يؤثر على تقدم يسوتو نحو التنمية في عدد من المجالات، بما في ذلك الزراعة والأمن الغذائي والموارد المائية والصحة العامة وإدارة مخاطر الكوارث. الصورة للفاو

تغير المناخ يؤثر على تقدم يسوتو نحو التنمية في عدد من المجالات، بما في ذلك الزراعة والأمن الغذائي والموارد المائية والصحة العامة وإدارة مخاطر الكوارث. الصورة للفاو

وأشار البيان إلى أن المنحدرين من أصل أفريقي من الأكثر تضررا من تغير المناخ، ولكن بالكاد تم إبرازهم خلال المفاوضات التي استمرت أسبوعين. وأكد على أنه ينبغي أن يركز تنفيذ اتفاق تغير المناخ ومحادثات المناخ في المستقبل على احتياجات وآراء أولئك الأكثر عرضة للخطر، بما في ذلك الأشخاص المنحدرون من أصل أفريقي. ورغم التقدم في معالجة العنصرية والتمييز العنصري، بشكل مباشر أو غير مباشر لا يزال المنحدرون من أصل أفريقي في كثير من الأحيان من بين الأكثر فقرا وتهميشا في المجتمع، حيث يعيش أغلبهم في المجتمعات المتضررة بصورة غير متناسبة على مدى عقود من التدهور البيئي مثل تلوث الهواء والنفايات السامة. وأكد البيان على أن مناقشات تغير المناخ يجب أن تصاغ في ضوء الفوارق البيئية وتأخذ في الاعتبار هؤلاء الأشخاص الذين يعيشون في جميع مناطق العالم، وكثير منهم ما زالوا عالقين في الخفاء الهيكلي والمؤسسي. يشار إلى أن الأمم المتحدة تحيي العقد الدولي للمنحدرين من أصل أفريقي، الذي يمتد من 2015 إلى 2024. ويهدف العقد إلى تسليط الضوء على مساهمة المنحدرين من أصل أفريقي للمجتمعات، كما تهدف إلى تعزيز التعاون الوطني والإقليمي والدولي فيما يتعلق بالتمتع الكامل بالحقوق الاقتصادية والاجتماعية والثقافية والمدنية والسياسية من قبل أشخاص من أصل أفريقي، تلك الحقوق التي من المقرر أن تتأثر بدرجة أكبر أو أقل من تغير المناخ .