Le Conseil de sécurité demande une mise en œuvre rapide et efficace de la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel

Dans une longue déclaration présidentielle, le Conseil de sécurité a demandé, ce matin, que la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel soit mise en œuvre « rapidement et efficacement ».  À cette fin, il a engagé les organismes de l’ONU à apporter leur aide au Groupe de cinq pays du Sahel.  Le G-5 Sahel, composé du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad, vise à renforcer la participation aux initiatives de lutte contre les nombreuses menaces qui pèsent sur la paix, la sécurité et le développement du Sahel.

Le Conseil de sécurité note ainsi la mise en place par le G-5 Sahel d’un mécanisme renforçant la coopération en matière de sécurité régionale, dans le cadre duquel des « opérations militaires conjointes transfrontières, notamment avec l’appui des forces françaises », seront menées.  Il demande, en outre, à l’ONU d’aider le G-5 Sahel à exécuter le projet phare de l’Union africaine « Faire taire les armes ».

Profondément préoccupé par le fait que la Libye soit un refuge sûr pour les groupes terroristes opérant dans le Sahel, les membres du Conseil de sécurité engagent les parties libyennes à signer l’Accord politique et à former rapidement un gouvernement d’entente nationale.  Ils demandent « instamment » aux États Membres des régions du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et du Maghreb de coordonner leur action de prévention et leur coopération contre les groupes terroristes.

Par ailleurs, ils demandent l’allocation de fonds aux programmes humanitaires dans la région du Sahel, dont les ressources sont insuffisantes, et se déclarent préoccupés par l’ampleur croissante de la crise humanitaire causée par les activités du groupe terroriste Boko Haram, qui a fait 2,5 millions de déplacés, dont 1,4 million d’enfants.

Le Conseil de sécurité engage le système des Nations Unies à proposer et à financer des projets pour appuyer la paix et la sécurité dans la région, tout en demandant aux institutions financières régionales et internationales de fournir « une aide financière substantielle ».  De leur côté, les pays du Sahel sont invités à mettre en place des programmes permettant aux jeunes de participer à des activités productives, afin « d’enrayer la dynamique qui les pousse à se radicaliser et à rejoindre les rangs des groupes terroristes ».

Le Secrétaire général est appelé à formuler des propositions relatives au transfert du Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Sahel dans une autre ville.  Le Conseil de sécurité souligne ainsi l’importance « d’ancrer la mise en œuvre de la Stratégie intégrée dans la région », notamment dans les cinq pays prioritaires du G-5 Sahel, et de créer davantage de synergies avec le système des Nations Unies.

Lire la suite