Journée des femmes : « Nous vivons toujours dans un monde dominé par les hommes » – António Guterres

 

ONU Femmes / Ryan Brown
La Journée internationale de la femme commémorée au siège des Nations Unies à New York

08 Mars 2019 -Le chef de l’ONU a appelé vendredi à une nouvelle vision de l’égalité et des chances afin que « la moitié de la population mondiale puisse contribuer à la réussite de la planète ».Changement climatique, inégalités, conflits armés, urgences humanitaires, affaiblissement de l’économie et de l’engagement en faveur du multilatéralisme. « L’égalité des sexes et les droits des femmes sont fondamentaux pour relever chacun de ces défis », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un évènement célébrant la Journée internationale de la femme 2019 au siège de l’Organisation à New York.

Au cours des dernières décennies, des progrès remarquables ont été accomplis en matière de droits et de leadership des femmes. Mais ces gains sont loin d’être acquis et menacés par un retour de bâton de la part d’un patriarcat bien ancré.

« L’égalité des sexes est fondamentalement une question de pouvoir. Nous vivons toujours dans un monde dominé par les hommes », a déploré M. Guterres. « Notre culture dominée par les hommes a ignoré, réduit au silence et opprimé les femmes pendant des siècles, voire des millénaires ».

En 2019, la représentation politique des femmes dans les parlements du monde entier est inférieure à 25 %. Selon le Global Media Monitoring Project, un quart seulement des sujets d’actualités à l’échelle mondiale sont consacrés aux femmes, « et le plus souvent en tant que victimes plutôt que leaders », a dit le Secrétaire général.

Malgré les réalisations et les succès des femmes, leurs voix sont encore régulièrement ignorées et leurs opinions ignorées. Pour le chef de l’ONU, c’est toute l’humanité qui paye le prix des inégalités de genre et de l’oppression des femmes.

« Je n’accepte pas un monde qui dit à mes petites-filles que l’égalité économique peut attendre les petites-filles de leur petite-fille », a dit M. Guterres, soulignant que « notre monde ne peut pas attendre ».