Face à la désinformation, la liberté de la presse est essentielle pour vaincre le Covid-19

Des médias libres et indépendants sont essentiels pour lutter contre la pandémie de désinformation qui accompagne la propagation du Covid-19, ont rappelé lundi plusieurs hauts responsables des Nations Unies.

« Lorsque des journalistes sont attaqués, les sociétés dans leur ensemble paient un prix. Aucune démocratie ne peut fonctionner sans la liberté de la presse, qui est la pierre angulaire de la confiance entre les gens et leurs institutions », a rappelé le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un dialogue de haut niveau organisé en ligne sur la liberté de la presse et la lutte contre la désinformation dans le contexte du coronavirus.

Depuis plusieurs mois, le monde, y compris les médias, est confronté à un tout nouveau défi: le Covid-19, qui affecte tout le monde, partout. « Parallèlement à la pandémie, nous assistons à une épidémie dangereuse de désinformation, allant des conseils de santé nocifs et des discours de haine aux théories complotistes », a déploré M. Guterres.

Les organisations internationales, ainsi que les gouvernements, ont un rôle important à jouer pour promouvoir les faits et les méthodes scientifiques. « Mais personne pendant cette pandémie ne peut se substituer aux médias pour transmettre au public des informations et des analyses, et pour contrer les rumeurs et la déformation des faits », a souligné M. Guterres.

« Si le virus tue, les fausses nouvelles l’y aident quand elles propagent de faux espoirs et de faux remèdes, quand elles viennent délégitimer des consignes sanitaires ou des discours scientifiques », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay. Selon elle le « défi commun » que représente le Covid-19 ne peut pas être affronté sans un accès à une information libre, professionnelle et indépendante. LA SUITE