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Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes ouvre sa 72e session à Genève

18 Février 2019 – Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a ouvert lundi à Genève les travaux de sa 72e session. Cette session, qui durera jusqu’au 8 mars, examinera les rapports de la Colombie, d’Antigua-et-Barbuda, de l’Éthiopie, du Myanmar, du Royaume-Uni, de l’Angola, de la Serbie et du Botswana.

Hilary Gbedemah, du Ghana, a été élue à la présidence du Comité. Bandana Rana, du Népal ; Gladys Acosta Vargas, du Pérou et Nicole Ameline, de la France ont été élues membres du bureau du Comité en qualité de Vice-Présidentes. L’élection d’un rapporteur a été reportée pour des raisons techniques.

Photo ONU/Jean-Marc Ferré
Vue de nuit des drapeaux flottant aux Nations Unies à Genève.

2019 marque le 40e anniversaire de l’adoption de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. La Présidente sortante du Comité, Dalia Leinarte, a rappelé que le nombre d’États parties à la Convention était toujours de 189 et a rappelé que 109 États avaient en outre ratifié le Protocole facultatif à la Convention instituant une procédure de plaintes individuelles (communications).

« Au cours de ses 40 années d’existence, la Convention a notamment permis de briser certains plafonds de verre et de remettre en question les stéréotypes sexistes discriminatoires, ainsi que les normes sociales anachroniques de longue date sur la place légitime des femmes et des filles dans la société », a souligné le chef de la Section des groupes cibles à la Division des traités et du Conseil des droits de l’homme du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH), Orest Nowosad, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux du Comité.

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Une Danoise nommée à la tête du Programme des Nations Unies pour l’environnement

Photo Cyril Villemain/ONU Environnement
L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement en décembre 2017 à Nairobi, au Kenya.

17 Février 2019 – Après avoir consulté les présidents des groupes régionaux des États membres, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a informé ce weekend l’Assemblée générale de son intention de nommer Inger Andersen, du Danemark, au poste de Directrice exécutive du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

 

 

Mme Andersen remplacera Erik Solheim, de la Norvège, qui a démissionné en novembre 2018. La Directrice exécutive adjointe du PNUE (appelé aussi ONU Environnement), Joyce Msuya, de la Tanzanie, a assuré l’intérim.

Mme Andersen est actuellement Directrice générale de l’Union internationale pour la conservation de la nature, poste qu’elle occupe depuis 2015.

Elle a précédemment occupé divers postes de direction à la Banque mondiale et aux Nations Unies, tout récemment en tant que Vice-présidente de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale et Vice-présidente du développement durable et cheffe du groupe consultatif du conseil du Fonds international de recherche agricole.

Réfugiés rohingyas : l’ONU a besoin de 920 millions de dollars pour leur venir en aide

15 février 2019  –Les agences humanitaires des Nations Unies et les ONG partenaires ont lancé vendredi à Genève un appel de fonds de 920 millions de dollars afin de répondre aux besoins humanitaires aux réfugiés rohingyas.Le financement sollicité par l’ONU et ses partenaires doit permettre de poursuivre l’assistance apportée aux plus de 900.000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh ainsi qu’aux 330.000 Bangladais des communautés d’accueil également en situation de vulnérabilité.

Photo : OIM/Olivia Headon
Un camp de réfugiés rohingyas à Cox’s Bazar, au Bangladesh.

Le chef de l’Agence des Nation Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, espère que les contributions demandées seront reçues dans « les meilleurs délais, prévisibles et flexibles, afin de répondre aux objectifs de l’appel de fonds pour cette année ».« Aujourd’hui, notre impératif humanitaire est de stabiliser la situation des réfugiés rohingyas apatrides et celle des communautés bangladaises qui les accueillent » a déclaré M. Grandi.

Le Directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), António Vitorino s’est dit encouragé par la réaction de la communauté internationale lors de la présentation de l’appel de fonds. « Nous voyons cela comme un début, mais c’est vraiment un bon début », s’est félicite le chef de l’OIM.

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Journée du cancer de l’enfant : réduire ce fléau avec de meilleures données

© UNICEF/UN0261446/Rusanganwa
Deux filles assises ensemble après avoir été vaccinées contre le VPH dans leur école primaire à Masaka, au Rwanda. Elles rejoignent une population croissante de Rwandaises qui peuvent espérer un avenir sans cancer du col utérin.

15 Février 2019  – Des données de qualité sur l’incidence du cancer et la survie des enfants sont essentielles pour mieux comprendre et combattre la maladie, a souligné vendredi le Centre de recherche international sur le cancer de l’OMS (CIRC), à l’occasion de la Journée internationale du cancer de l’enfant. Selon le CIRC, quelques 215.000 cancers sont diagnostiqués chaque année chez les enfants de moins de 15 ans et 85.000 autres chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans.

Incidence inégale

Dans les pays à revenu élevé, 80% des patients peuvent être guéris.

Toutefois, avec le manque de sensibilisation, d’infrastructures médicales ou d’installations de diagnostic et de traitement efficaces dans les pays à faibles ressources, la proportion d’enfants qui meurent du cancer peut être quatre fois plus élevée que dans les pays riches.

Le manque d’infrastructures et de registres de qualité dans de nombreux pays à faibles revenus se traduit par le fait que les données décrivant le fléau du cancer chez l’enfant sont trop rares.

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Les mauvaises conditions de travail sont le principal problème mondial de l’emploi, selon l’OIT

@ ILO/A. Mirza
Des ouvriers dans une entreprise fabriquant des produits électroniques en Indonésie (archives).

13 Février 2019-La mauvaise qualité de l’emploi est le problème majeur auquel sont confrontés les marchés mondiaux du travail, des millions de personnes étant contraintes d’accepter de travailler dans de mauvaises conditions, avertit un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT).

 

Les données recueillies pour le rapport Emploi et questions sociales dans le monde – Tendances 2019  montrent que la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité de chances. Qui plus est, les progrès réalisés pour réduire le chômage à l’échelle de la planète ne sont pas synonymes d’amélioration de la qualité de l’emploi.
Ce rapport relève qu’un certain nombre de déficits majeurs en matière de travail décent perdurent, et tire la sonnette d’alarme : au rythme actuel des progrès effectués, l’objectif du travail décent pour tous, tel qu’énoncé dans les objectifs de développement durable  (ODD), et notamment l’objectif 8 , semble impossible à atteindre dans de nombreux pays.

« L’objectif 8 ne vise pas seulement le plein emploi, mais aussi l’emploi de qualité », explique Deborah Greenfield, Directrice générale adjointe pour les politiques de l’OIT. « L’égalité et le travail décent sont deux des piliers sur lesquels repose le développement durable ».
Le rapport attire l’attention sur le fait que certains nouveaux modèles commerciaux, notamment ceux qui sont favorisés par les nouvelles technologies, menacent de compromettre les résultats existants sur le marché du travail – dans des domaines tels que l’amélioration de la formalité et de la sécurité de l’emploi, la protection sociale et les normes du travail – à moins que les décideurs relèvent le défi.
« Avoir un emploi ne garantit pas toujours un mode de vie décent », déclare Damian Grimshaw, Directeur du Département de la recherche de l’OIT. « La preuve : 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi ».

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La radio touche un public plus large que tout autre média (ONU)

13 Février 2019 – A l’occasion de la Journée mondiale de la radio, célébrée chaque année le 13 février, l’ONU a rappelé que la radio demeure un « puissant médium » touchant le plus grand nombre d’individus sur tous les continents.

Plus de 100 ans après son invention, la radio diffuse des informations essentielles et fait connaître des questions importantes au plus grand nombre, souligne le chef de l’ONU. « Même aujourd’hui, à l’ère des communications numériques, la radio touche un public plus large que tout autre média », a reconnu le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, dans un message publié à l’occasion de la Journée.

UNESCO
Même aujourd’hui, à l’ère des communications numériques, la radio touche un public plus large que tout autre média, a reconnu le Secrétaire général de l’ONU

« À l’heure actuelle, la communication sur les ondes peut être un remède à la négativité qui semble parfois prévaloir sur la toile », a pour sa part déclaré Audrey Azoulay, la Directrice de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) dans un message pour la Journée, expliquant que son agence s’efforce partout dans le monde d’accroître la diversité et la pluralité des stations de radio.

 

 

En 2019, la radio reste un formidable forum d’échange d’idées entre citoyens, rappellent les deux hauts responsables onusiens.

« C’est (…) un média personnel et interactif, qui permet aux auditeurs d’exprimer leurs vues, leurs préoccupations et leurs griefs », a dit le Secrétaire général, soulignant que la radio « peut contribuer à créer des communautés ».

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La coopération ONU-UA renforce le vent d’espoir qui souffle en Afrique, selon António Guterres

09 Février 2019 –  La coopération entre les Nations unies et l’Union africaine est un vecteur stratégique fondamental pour la paix et la sécurité et le développement, a déclaré samedi le Secrétaire général de l’ONU à Addis Abeba, en Éthiopie.

Saisie d’écran
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’adresse aux médias à Addis-Abeba, en Éthiopie, à l’issue d’une réunion avec le président de la Commission de l’Union africaine. 9 février 2019

« On voit, dans le domaine de résolution des conflits et dans le domaine de la prévention, que des progrès remarquables ont été réalisés » a précisé le chef de l’ONU.

Selon lui, ce vent d’espoir est à la fois lié aux initiatives conjointes de l’Union africaine (UA) et des Nations unies (ONU), et aux initiatives de chefs d’états et de gouvernements africains.

 

 

António Guterres s’est ainsi félicité du programme de l’UA pour éliminer les armes en 2020 et de la nouvelle impulsion de la diplomatie pour la paix de l’ONU.

« Nous nous sommes réunis très régulièrement et… je crois que les résultats commencent à démontrer que ce travail commence à produire des effets », a continué M. Guterres.

Le chef de l’ONU s’est félicité de l’accord historique conclu cette semaine, sous l’égide de l’UA avec l’appui de l’ONU, en République Centrafricaine, ainsi que de l’accord « finalement » signé par Salva Kiir et Riek Machar au Soudan du Sud.

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Le chef de l’ONU appelle à défendre les valeurs universelles et à s’attaquer aux causes de la colère

18 janvier 2019  -Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé vendredi à défendre les valeurs universelles et à s’attaquer aux causes profondes de la peur, de la méfiance et de la colère exprimées par beaucoup à travers le monde.


Photo ONU / Manuel Elias  -La Conférence de presse du Secrétaire général, António Guterres (à droite), avec son porte-parole, Stéphane Dujarric (à gauche), le 18 janvier 2019.

« Quand nous voyons les défis auxquels nous sommes confrontés – du changement climatique aux migrations, en passant par le terrorisme et les effets néfastes de la mondialisation – il n’y a pas de doute dans mon esprit que les défis mondiaux exigent des solutions globales. Aucun pays ne peut le faire seul. Aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin du multilatéralisme », a dit M. Guterres lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York.

Il s’est dit persuadé que le simple fait d’en parler ne permettra pas au multilatéralisme d’être une réalité et qu’il ne sert à rien de tenir à l’écart ou de dénigrer ceux qui doutent du multilatéralisme.

« La vérité est que beaucoup de gens dans le monde ne sont pas convaincus de l’intérêt de la coopération internationale. Et nous devons comprendre pourquoi et agir en conséquence », a-t-il ajouté.

Un énorme déficit de confiance

Le Secrétaire général a noté « un énorme déficit de confiance » dans les gouvernements, les institutions politiques et dans les organisations internationales. « Le plus grand défi auquel les gouvernements et les institutions sont confrontés aujourd’hui est de montrer que nous sommes attachés à trouver des solutions qui répondent aux peurs et aux angoisses des gens », a-t-il déclaré.

Dans ce contexte, il estime que les Nations Unies doivent agir dans trois domaines.

« Premièrement, nous devons démontrer par des solutions concrètes que l’ONU défend les droits des personnes laissées pour compte et est connectée à leurs besoins, leurs aspirations et leurs problèmes quotidiens », a-t-il dit. « La clé est une mondialisation juste et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 constitue notre modèle pour cette mondialisation juste ».
Il a promis qu’il ferait passer ce message au Forum économique mondial de Davos auquel il participera la semaine prochaine en Suisse.

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Climat, développement durable et nouvelles technologies – le chef de l’ONU appelle à accélérer les efforts en 2019


Photo ONU/Eskinder Debebe  -Le Secrétaire général de l’ONU António Guterres lors d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies.

16 janvier 2019-  Devant les Etats membres de l’Assemblée générale des Nations Unies, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé mercredi à accélérer cette année les efforts pour lutter contre le changement climatique, mettre en œuvre un développement durable et utiliser au mieux les nouvelles technologies.

Il a tout d’abord rappelé les « acquis importants de l’année 2018 ». « Malgré des vents contraires (…), nous avons montré notre valeur ajoutée. Grâce à votre engagement, nous avons fait une réelle différence. Nous nous sommes concentrés sur les résultats, ce qui a permis à l’ONU d’être plus réactive et plus respectée », a-t-il dit dans un discours lors d’une réunion informelle de l’Assemblée générale au siège des Nations Unies à New York.

Le Secrétaire général a cité en particulier le cessez-le-feu négocié par l’ONU au Yémen « pour mettre fin à la pire des catastrophes humanitaires au monde » et l’accord de paix conclu au Soudan du Sud.

Il s’est aussi félicité qu’après des années d’efforts, la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Libéria ait conclu son travail, « consolidant les succès d’autres opérations des Nations Unies en Afrique de l’Ouest » et a noté que dans des contextes difficiles, notamment à Madagascar, au Mali, aux Maldives et au Libéria, « des élections importantes se sont déroulées avec succès, la plupart avec le soutien actif de l’ONU ».

« Nous espérons maintenant que le processus électoral en République démocratique du Congo se conclura sans violence et dans le plein respect de la volonté du peuple congolais et des règles juridiques et constitutionnelles du pays », a-t-il ajouté.

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Le G77 présidé par la Palestine : l’ONU salue un moment historique

15 Janvier 2019 -A l’occasion d’une cérémonie marquant l’accession de la Palestine à la présidence du ‘Groupe des 77 et la Chine’, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, Maria Fernanda Espinosa, ont salué mardi un moment « historique ».

La Palestine, Etat non membre observateur aux Nations Unies, a été choisie en octobre 2018 pour présider en 2019 cette coalition de pays en développement.


Photo ONU/Manuel Elias -Cérémonie marquant l’accession de la Palestine à la présidence du ‘Groupe des 77 et la Chine’.

« Je félicite l’État de Palestine alors qu’il assume la présidence du ‘Groupe des 77 et la Chine’ pour 2019. Je souhaite la bienvenue à votre Excellence le Président Mahmoud Abbas et vous remercie de votre présence aujourd’hui, témoignant ainsi du ferme engagement de l’État de Palestine à une présidence efficace du ‘Groupe des 77 et la Chine’ », a déclaré M. Guterres dans un discours.

Selon le Secrétaire général, le G77 a fait preuve « d’un leadership fort tout au long de 2018 » et s’est révélé « une fois de plus une force centrale pour démontrer que le multilatéralisme est le seul moyen de relever nos défis communs ».

« Je suis impatient de continuer à travailler étroitement avec le ‘G77 et la Chine’ en 2019 sous la direction historique de l’État de Palestine », a-t-il ajouté. « La Palestine et ses citoyens ont une expérience directe de certains des problèmes mondiaux les plus difficiles et les plus dramatiques auxquels nous sommes confrontés. Vous êtes bien placés pour assumer la présidence de cet important groupe de pays ».

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