Archives de catégorie : Santé

Les pays dépensent davantage pour la santé, mais trop de frais restent encore à la charge du patient (OMS)

20 Février  2019 –Les dépenses de santé croissent plus rapidement que le reste de l’économie mondiale et représentent 10% du produit intérieur brut (PIB) mondial, selon un nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié mercredi.Cette augmentation rapide des dépenses mondiales de santé est particulièrement visible dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où les dépenses de santé augmentent en moyenne de 6% par an, contre 4% dans les pays à revenu élevé, précise l’OMS dans un communiqué de presse.

Photo : Aisha Faquir / Banque mondiale
Un agent de santé qualifié prend la tension artérielle d’un patient.

Les dépenses de santé sont constituées des dépenses publiques, des paiements directs (personnes qui paient pour leurs propres soins) et de sources telles que l’assurance maladie volontaire, les programmes de santé fournis par les employeurs et les activités d’organisations non gouvernementales.

Les gouvernements couvrent en moyenne 51% des dépenses de santé d’un pays, tandis que plus de 35% des dépenses de santé par pays proviennent des dépenses à la charge du patient. L’une des conséquences est que 100 millions de personnes sont plongées dans l’extrême pauvreté chaque année.

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Journée du cancer de l’enfant : réduire ce fléau avec de meilleures données

© UNICEF/UN0261446/Rusanganwa
Deux filles assises ensemble après avoir été vaccinées contre le VPH dans leur école primaire à Masaka, au Rwanda. Elles rejoignent une population croissante de Rwandaises qui peuvent espérer un avenir sans cancer du col utérin.

15 Février 2019  – Des données de qualité sur l’incidence du cancer et la survie des enfants sont essentielles pour mieux comprendre et combattre la maladie, a souligné vendredi le Centre de recherche international sur le cancer de l’OMS (CIRC), à l’occasion de la Journée internationale du cancer de l’enfant. Selon le CIRC, quelques 215.000 cancers sont diagnostiqués chaque année chez les enfants de moins de 15 ans et 85.000 autres chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans.

Incidence inégale

Dans les pays à revenu élevé, 80% des patients peuvent être guéris.

Toutefois, avec le manque de sensibilisation, d’infrastructures médicales ou d’installations de diagnostic et de traitement efficaces dans les pays à faibles ressources, la proportion d’enfants qui meurent du cancer peut être quatre fois plus élevée que dans les pays riches.

Le manque d’infrastructures et de registres de qualité dans de nombreux pays à faibles revenus se traduit par le fait que les données décrivant le fléau du cancer chez l’enfant sont trop rares.

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La lutte contre la tuberculose est gravement sous-financée, estime la numéro deux de l’ONU

Crédit photo : ONU/Eskinder Debebe
Tedros Adhanom Ghebreyesus (au centre), directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), prend la parole lors de la toute première réunion de haut niveau sur la lutte contre la tuberculose. Il est accompagné de Veronika Skvortsova (à gauche

26 Septembre 2018 – La lutte contre la tuberculose est considérablement sous-financée, avec un déficit d’environ 13 milliards de dollars par an, a déclaré mercredi la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, Amina J. Mohammed, lors d’une réunion de haut niveau sur cette maladie, au Siège des Nations Unies à New York. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié la réunion de haut niveau de progrès sans précédent de la part des gouvernements et de tous les partenaires engagés dans la lutte contre la tuberculose.

Près d’un an après la Conférence ministérielle sur l’élimination de la tuberculose tenue à Moscou en novembre dernier, les ministres et autres dirigeants de 120 pays se sont engagés à accélérer les progrès pour mettre fin à la maladie.

Mme Mohammed a décrit la tuberculose comme une « épidémie vicieuse » qui infecte quelque 10,4 millions de personnes dans le monde et est alimentée par la pauvreté, les inégalités, les migrations et les conflits.

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تقرير دولي: وفاة طفل كل 5 ثوان عام 2017

توفي نحو 6.3 مليون طفل تحت سن الخامسة عشرة عام 2017، بمعدل طفل واحد كل خمس ثوان. ونجم ذلك غالبا عن أسباب يمكن تلافيها، وفق تقرير صادر عن الـيونيسف ومنظمة الصحة العالمية وشعبة الأمم المتحدة للسكان والبنك الدولي

ووقعت 5.4 مليون من تلك الوفيات، أي الغالبية العظمى في العام الأول من حياة الطفل، كما يقول مارك هيروارد من منظمة اليونيسف:

© UNICEF/UN0159228/Naftalin
أويت سايد مع حفيدها أيا الذي يعالج في المستشفى التعليمي في جوبا، عاصمة جنوب السودان. يناير/كانون الثاني 2018

« تحت سن الخامسة تقوم الأمراض بدور أكبر. أسهل وأكثر التدابير مباشرة هو التلقيح إذ يقلص عدد الوفيات. بعد ذلك يصبح السبب الرئيسي للوفيات الالتهاب الرئوي والإسهال، اللذين يمكن علاجهما بسهولة، ولكن العلاج يتطلب أكثر من مجرد وجود نظام صحي، إذ يتعين توفر عاملين صحيين مجتمعيين أيضا »

وأصبحت الإصابات، وخاصة الناجمة عن الغرق وحوادث الطرق، سببا متناميا للوفيات بين الأطفال الذين تتراوح أعمارهم بين الخامسة والرابعة عشرة. كما تبرز الاختلافات الإقليمية أيضا في هذه الفئة العمرية، فيزيد احتمال وفاة طفل يعيش في الدول الأفريقية الواقعة جنوب الصحراء الكبرى بمقدار 15 مرة عن طفل يعيش في أوروبا

وعلى المستوى العالمي، وقعت نصف وفيات الأطفال تحت سن الخامسة في أفريقيا جنوب الصحراء، و30% في جنوبي آسيا

وبالنسبة للأطفال في كل مكان يعد الشهر الأول أكثر فترات حياتهم خطورة. خلال العام الماضي توفي 2.5 مليون طفل في الشهر الأول من عمرهم

ويقول التقرير إن احتمال وفاة الطفل حديث الولادة في أفريقيا جنوب الصحراء الكبرى أو جنوبي آسيا يزيد بمقدار 9 مرات مقارنة بطفل في دولة مرتفعة الدخل

ويوجد التفاوت داخل الدولة الواحدة أيضا، إذ إن معدلات وفيات الأطفال تحت سن الخامسة في المناطق الريفية تزيد بنسبة 50% عن الأطفال في المناطق الحضرية، كما أن أطفال الأمهات غير المتعلمات يواجهن احتمالا مضاعفا بالوفاة قبل أن يكملوا عامهم الخامس، بالمقارنة مع أطفال الأمهات الحاصلات على تعليم ثانوي أو أعلى

وعلى الرغم من التحديات تراجع عدد الوفيات بين الأطفال بأنحاء العالم، إذ كان العدد 12.6 مليون في عام 1990، وأصبح 5.4 مليون عام 2017.

L’OMS reconnaît l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie

18 Juin 2018- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît désormais l’addiction aux jeux vidéo comme une maladie, selon la nouvelle Classification internationale des maladies publiée lundi.

Photo: UIT / A.Mhadhbi
Le trouble du jeu vidéo a été ajouté à la section sur les troubles de l’addiction

La Classification internationale des maladies (CIM) sert de base pour établir les tendances et les statistiques sanitaires, partout dans le monde, et contient environ 55.000 codes uniques pour les traumatismes, les maladies et les causes de décès. Pour la première fois, elle comporte de nouveaux chapitres tels que la médecine traditionnelle, la santé sexuelle  ou encore « le trouble du jeu vidéo ».

« La CIM est un produit dont l’OMS tire une grande fierté » a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Elle nous permet de comprendre tant de choses sur les facteurs de maladie et de décès et sur les mesures à prendre pour empêcher la souffrance et sauver des vies ».

La nouvelle classification, qui a demandé plus de 10 ans de travail, comporte des améliorations significatives par rapport aux versions antérieures. Pour la première fois, elle est complètement électronique, et présentée sous un format bien plus convivial. De plus, la participation des professionnels de santé a pris une ampleur sans précédent, moyennant des réunions collaboratives et la soumission de propositions. L’équipe de la CIM au siège de l’OMS a ainsi reçu plus de 10.000 propositions de révision.

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Investir dans la santé mentale : bon pour la santé et pour les économies (OMS)

Une femme pose devant un dessin représentant le soleil à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale. Photo ONU/M. Perret

06 Juin 2018 – L’Atlas de la santé mentale 2017 de l’OMS révèle que même si certains pays ont progressé dans l’élaboration et la planification des politiques de santé mentale, il y a une pénurie mondiale d’agents de santé formés en santé mentale et d’investissements dans les services de santé mentale communautaires.

« Cette dernière édition de l’Atlas de la santé mentale nous fournit des preuves que l’augmentation des ressources pour la santé mentale ne se fait pas assez rapidement. Nous savons ce qui fonctionne. Ne pas investir d’urgence dans la santé mentale aura des coûts sanitaires, sociaux et économiques d’une ampleur que nous avons rarement vue auparavant », a déclaré le Dr Shekhar Saxena, directeur du Département de la santé mentale et de la toxicomanie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Chaque dollar investi dans l’extension du traitement des maladies mentales courantes telles que la dépression et l’anxiété entraîne un retour de 4 dollars américains en termes de santé et de capacité de travail

L’Atlas fournit des informations sur l’existence de politiques, de plans et de lois pour la santé mentale et leur alignement sur les instruments des droits de l’homme établis ; les ressources humaines et financières disponibles; le type d’établissements fournissant des soins; et des programmes de santé mentale pour la prévention et la sensibilisation.

Il repose sur les données fournies par 177 États membres de l’OMS, soit 97% de la population mondiale. Il  évalue dans quelle mesure les pays renforcent le leadership et la gouvernance en matière de santé mentale; fournissent des soins de santé mentale et sociaux complets; mettent en œuvre des stratégies pour promouvoir la santé mentale et les problèmes de prévention, et renforcent les données factuelles et la recherche – comme indiqué dans le Plan d’action global pour la santé mentale 2013-2020 de l’OMS.

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الأمين العام: لابد من مجابهة التحديات الاجتماعية في المعركة ضد السل

قال الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش إن الفوز في المعركة ضد مرض السل يتطلب معالجة العوامل الاجتماعية المسببة للمرض، لا سيما الفقر وعدم المساواة، وحث على بذل المزيد من الجهود لتوفير تغطية صحية شاملة، ومحاربة خطر تنامي قدرة الميكروبات على المقاومة

وخلال حوار تفاعلي مع ممثلي المجتمع المدني يوم الاثنين بمقر الأمم المتحدة في نيويورك، أشار الأمين العام إلى أن توفر الرعاية الصحية الشاملة تمثل مظلة مثالية لبناء تماسك عبر المشهد الصحي العالمي وخاصة فيما يتعلق بالتمويل والبرمجة والمساءلة

وأضاف غوتيريش « دعونا نستخدم هذه الاجتماعات كفرصة لاستحداث طريقة جديدة للتفكير والعمل بهدف القضاء على السل. »

المعرفة وحدها ليست كافية

UN Photo/Cia Pak
الأمين العام للأمم المتحدة أنطونيو غوتيريش (وسط) يتحدث في الاجتماع مع المجتمع المدني و إلى يساره ميروسلاف لايتشاك رئيس الجمعية العامة.

وقال رئيس الجمعية العامة للأمم المتحدة ميروسلاف لايتشاك إن المعرفة بالمرض والعوامل التي تعقد من علاجه قد تطورت، ولكن العالم « لا يمكن أن يتوقف عند مجرد المعرفة »

وأضاف « نحن نعلم أننا بحاجة إلى المزيد من البحث والتطوير للأدوية والعلاجات الجديدة. نحن بحاجة إلى المزيد من التمويل. نحن بحاجة إلى الوصول الشامل إلى التشخيص والتغطية. ونحن بحاجة إلى شراكات ومساءلة جميع أصحاب المصلحة « 

ويعتبر حوار المجتمع المدني جزءا من العملية التحضيرية لعقد اجتماع رفيع المستوى في سبتمبر المقبل حول مرض السل. ويأتي ذلك قبل يوم من بدء الدول الأعضاء مفاوضات حول الوثيقة الختامية للاجتماع رفيع المستوى

وقال ميروسلاف لايتشاك إن « جلسة اليوم هي أول فرصة للجمعية العامة للاستماع إلى آراء جميع أصحاب المصلحة وتبادل الخبرات والدروس المستفادة إضافة إلى رؤية كيفية إنهاء مرض السل بحلول عام 2030

وعلى الرغم من إمكانية علاج مرض السل، إلا أنه يقتل سنويا أكثر من 1.6 مليون شخص. كما يتسبب المرض في خسائر فادحة في الاقتصاد، حيث يقدر أن السل سوف يكلف حوالي تريليون دولار بحلول عام 2030

A Genève, l’Assemblée mondiale de la santé conclut ses travaux sur un appel à servir les plus vulnérables

Bloomberg Philanthropies/Kuni Takahashi
Un groupe d’enfants à Matlab, au Bangladesh. La santé a le pouvoir de transformer la vie d’un individu, des familles, des communautés et des nations, a souligné le chef de l’OMS en conclusion de la 71e Assemblée mondiale de la santé à Genève.

26 Mai 2018 –La 71e Assemblée mondiale de la santé a clôturé ses travaux samedi sur un appel du chef de l’OMS aux Etats membres à concrétiser les objectifs du « triple milliard » qu’ils ont approuvés cette semaine en faveur des personnes démunies.

Le nouveau plan stratégique quinquennal de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) adopté à Genève fixe trois objectifs à atteindre d’ici 2023 : faire en sorte qu’un milliard de personnes de plus bénéficient d’une couverture santé universelle, mieux protéger un milliard de personnes de plus contre les urgences sanitaires et permettre à un milliard de personnes de plus de jouir d’une meilleure santé et bien-être.

Le dernier jour de l’Assemblée, les délégués sont parvenus à un accord sur la nutrition de la mère, du nourrisson et du jeune enfant et sur le confinement de la poliomyélite.

Si les progrès dans la lutte contre la malnutrition ont été lents et inégaux, les délégués ont toutefois noté un petit pas en avant dans la réduction du retard de croissance. Le nombre d’enfants de moins de 5 ans ayant un retard de croissance est passé de 169 millions en 2010 à 151 millions en 2017.

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L’OMS appelle à accroître la couverture vaccinale à travers le monde

24 Avril 2018-  A l’occasion de la Semaine mondiale de la vaccination, du 24 au 30 avril, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle les gouvernements et les gens à tous les niveaux à accroître la couverture vaccinale pour sauver des millions de vies à travers le monde.

Photo MINUSS
Un agent de santé place une marque sur un enfant après lui avoir administré une dose de vaccin contre le choléra au Soudan du Sud (archive). L’OMS rappelle que plus de 19 millions d’enfants dans le monde ne sont pas – ou pas assez – vaccinés.

La vaccination est généralement considérée comme l’une des interventions sanitaires les plus efficaces et les moins coûteuses. Pourtant, plus de 19 millions d’enfants dans le monde ne sont pas – ou pas assez – vaccinés et risquent donc de contracter des maladies potentiellement mortelles. 10% de ces enfants ne sont jamais vaccinés et, très probablement, n’ont jamais été en contact avec le système de santé, rappelle l’OMS.

La Semaine mondiale de la vaccination – célébrée chaque année la dernière semaine d’avril – vise à mettre l’accent sur la nécessité d’agir collectivement pour que chacun soit protégé des maladies à prévention vaccinale. Le thème de cette année – Protégés ensemble, #LesVaccinsCaMarche– a pour but d’encourager les gens à tous les niveaux, des donateurs au grand public à poursuivre leurs efforts afin d’accroître la couverture vaccinale.

« Les gouvernements doivent investir dans l’effort de vaccination, la vaccination doit être présentée comme une priorité par ceux qui la défendent et les gens doivent se faire vacciner et faire vacciner leur famille », déclare l’OMS.

Objectifs de la campagne de 2018

En 2018, la Semaine mondiale de la vaccination a pour objectif d’intensifier l’action en faveur de la vaccination, en mettant l’accent sur le rôle que chacun – donateur ou particulier – peut jouer à cet égard.

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Elimination des mutilations génitales féminines : il n’y a pas de temps à perdre, prévient l’ONU

6 février 2018 – Le nombre de femmes et de filles victimes de mutilations génitales féminines (MGF) dans le monde pourrait passer de 200 millions à 268 millions d’ici à 2030 si aucune action concertée et rapide n’est mise en œuvre pour éradiquer cette violation des droits humains, ont prévenu mardi les Nations Unies.

Fatima, 7 ans, chez elle dans la région des Afars, en Ethiopie. Elle a subi une mutilation génitale féminine à l’âge d’un an. Photo UNICEF/Holt

« La volonté politique a permis de remporter des succès dans plusieurs pays, mais ces progrès ne suffisent pas devant le rythme de la croissance démographique. Nous devons agir maintenant, de crainte que le nombre de cas ne continue d’augmenter », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un message publié lors de la Journée internationale de la tolérance zéro pour les MGF

Le chef de l’ONU a rappelé que la dignité, la santé et le bien-être de millions de filles sont en jeu : « il n’y a pas de temps à perdre. Ensemble, nous pouvons et devons mettre fin à cette pratique néfaste », a dit M. Guterres.

Les MGF constituent un acte violent pour les filles qui engendrent des infections, des maladies, des complications lors de l’accouchement et même la mort. Elles infligent une souffrance morale aux filles entre l’enfance et l’âge de 15 ans à un moment où elles sont vulnérables n’ont pas la possibilité d’exprimer leurs souhaits.

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